Site officiel de la communauté khassonke pour la promotion de la culture et de la langue Khassonke (c) 2005 à 2014 LES COUTUMES ET MOEURS Les ethnies mandingues comme toutes celles d’Afrique ou d’ailleurs, chacune a ses coutumes et mœurs propres à elle et non à elle seule. Ce manque de particularité est l’un des facteurs les plus importants dans le rapprochement des unes aux autres ethnies des pays mandingues. Au nombre de trois cent dix sept ethnies qui constituent le Mandé, parmi elles se trouve l'ethnie Khassonké. Par rapport à cette situation de rapprochement ethnique et aux  conditions les plus originelles, les coutumes et mœurs du Khasso sont presque les mêmes que ceux des autres groupes ethniques mandingues. Les coutumes et les mœurs sont très nombreuses en milieu Khassonké; Ancestraux d’une manière générale, l’évolution du monde et la religion ont entraîné beaucoup de changement dans leur pratique. LE BAPTÊME Une fois après la délivrance de l’enfant, il est lavé soigneusement par l'accoucheuse. Qui est une vieille femme avec une eau dite  nouvelle prise par une calebasse neuve dans un court d’eau ou dans un puits. Après l’accouchement, la femme et son enfant doivent séjourner dans la chambre de sa belle-mère où ils doivent rester pendant une  semaine pour que le cordon ombilical cède, en plus au Khasso, les clans de Sidibé ne doivent pas apercevoir une femme  nouvellement accouchée (Jibato) Leur sortie est marquée par le baptême de l’enfant, c’est à dire le huitième jour de sa naissance. D’ici là, les parents et proches sont informés de la date du baptême. Comme dit la religion musulmane la plus part de baptêmes sont célébrés selon le livre sacré (Le CORAN). Le jour du baptême, tôt le matin en présence des parents, amis, proches et voisins l’enfant est baptisé. Chacun d’eux emmène soit un  cadeau en nature ou en espèces (savons, pagnes, argent ou vivre).  L’enfant portera deux prénoms :  L’un Coranique, il est selon le jour de sa naissance.  Les prénoms Coraniques : selon le Qu'tab: Kutubati Douahy Walady  - Le Lundi ( Yoma Lesnini ) si l'enfant est un garçon il sera baptisé Mohamed, Ibrahima, Issiaka, Yacouba, ou Djibril,  Si c'est une fille elle sera: Alimatou, Adiaratou, ou Mariatou  - Le Mardi ( Yoma sulsa ) s’il est un garçon : il sera : Moussa, Harouna, Youssouf, Hondy ou Souhaï  Si c'est une fille, elle sera : Maïmouna, Mariatou, Maratou ou Diariatou.  - Le Mercredi ( Yoma Larbayi ) s'il est un garçon, il sera nommé : Djibril, Minkaïlou, Souhaï, Djakaridia, Yaya, ou Yssa.  Si c'est une fille elle sera nommé: Habibatou, ou Salimatou - Le Jeudi ( Yoma al Xamissa ) l'enfant, s'il est un garçon, il sera : Al'Hassana, Lassana, ou Souhaï,  Si c'est une fille elle sera : Awa, Aminata, ou Rokiatou  - Le Vendredi ( Yoma al djoum ati ) le garçon sera nommé : Adama, ou Younoussa, Et la fille portera un seul nom: Fatoumata Bintou Arasouloulaye ( la fille du prophète Mohamed ).  - Le Samedi ( Yoma Sibitou ) le garçon se nommera : Abdoul Karim  Et la fille : Djénéba, Rokiatou ou Adama  - Le Dimanche ( Yoma Al hady ) le garçon sera nommé: Aboubakary, Ousmane, ou Souleymane;  La fille sera nommée Kadidiatou, Adiaratou ou Mariatou Ces Prénoms sont exigés à tout musulman.   L’autre : Le prénom familial : sera celui d’un parent du père si l’enfant est la première ou la seconde naissance de la femme, la  troisième naissance portera le prénom d’un parent de la mère. Ce mécanisme est continuel tant que la femme continue à faire des  maternités. Tous les enfants porteront le nom familial de leur père. Par exemple : DIALLO, SISSOKO…Il est à noter que certains noms  sont fonction du genre : Sissoko est masculin et son genre féminin est Sakiliba ou Damba, Traoré ou Dembélé = Dansira, Konaté =  Soucko, Dangnoko= Damba etc.  Le prénom n’est pas choisi par le père de l’enfant à lui seul mais décidé par le conseil de famille, si le choix devient litigieux, ils  procèdent à un tirage au sort. Si par coïncidence un étranger arrive juste au moment où la femme accouchait; S’il demande qu’on lui  donne le soin de baptiser l’enfant, le jour du baptême il portera le prénom de l’étranger ou un de ses parents. Le baptême des enfants nés des filles non mariées est très pragmatique. Il est baptisé sans aucune festivité et ni à la présence d'un  marabout. Son père n'a aucun choix pour le nom et le prénom, mais décidés par ses oncles. Ce genre d’enfant est dit des bâtards, ils  porteront le nom familial de leur mère et le prénom est souvent aléatoire, soit on lui donne le prénom naturel, c'est à dire le nom  coranique, ou soit celui d'une personne peu importante de sa mère. Appelés Barin-Soto (propriété des oncles) leur éducation et tous  ceux qui s’ensuivent dépendent de leurs oncles (Les frères de la maman). Pour certaines familles khassonké on s’abstient à baptiser l’enfant sans raser sa tête pour la simple raison que la chevelure de  naissance lui protégera contre les maladies et esprits maléfiques. De ce fait il est rasé après avoir appris à marcher un an au plus tard Le prénom ainsi choisi par les parents est communiqué à la vieille femme qui doit raser la tête du nouveau-né. Elle est appelée LADA  MUSO. Les prénoms sont soufflés (KUNDU KURU suivi du prénom choisi) trois fois dans les oreilles de l’enfant (KOUNDURU LO). Le  griot à son tour répète à haute voix pour informer tous ceux qui sont présents. En même temps le bélier est aussitôt égorgé comme le  premier sacrifice de l’enfant. INITIATION DES JEUNES FILLES ou « MAYOLO » : Dans la société traditionnelle khassonké, l’appellation de la jeune fille est fonction de son âge. Les filles de : Zéro à sept ans sont appelées «  Dimisirindinŋo », Sept à douze ans « Solima-Muso » et à partir de cet âge, elles deviennent « Lambédinŋo » (appellation qui ne dure au plus qu’une année) qui est marqué par une cérémonie d’initiation appelée : MAYOLO ou FANUTA. C’est à partir de cet instant que la jeune fille khassonké devient apte aux fiançailles. Elles ( Lambédinŋo ) deviennent « Xaarafadinŋo » qui évoque l’âge de la maturité de la jeune fille khassonké. Pendant les cérémonies de Mayolo qui durent une semaine, les filles doivent vivre sous la conduite d’une femme généralement captive appelée « Sema ». Chaque soir elle les amène au marigot ou autour d’un puits dit « Mayo-xo », hors du village pour faire leur toilette quotidienne. Les jeunes garçons profitent de ce moment pour organiser leur « Solota » par groupe d’âge sur le chemin menant au marigot ou au puits. Les garçons se montrant plus dynamiques tendent leurs deux bras à ses camarades d'âge pour qu'ils lui prennent tant de nombre de coups de fouets qu’ils veulent. Au retour de filles ils creusent un trou de cinq à dix centimètres dans le quel ils enterrent un bracelet en argent, ils  demandent chacune d’elles de le déterrer par la bouche sinon elles seront toutes fouettées. Devant de circonstances de ce genre, les garçons tombent dans leurs propre piège, car, il faut une amande pour être épargnée. Parmi eux certains payent la caution des filles qui sont soit leurs sœurs, cousines, belles-sœurs et ou encore des futures fiancées pour le mariage. La « Séma » durant toute cette semaine, entretien convenablement ces filles en les rendant encore plus belles avec l’application quotidienne des huiles spéciales, le tatouage des gencives et la pose du henné. La fin de la semaine coïncide en général à un vendredi. Au soir tous les parents et proches venus pour cette fête se retrouvent sur la place publique (Bérato) Les forgeronnes assises jambes tendues sur de nouvelles nattes tressent soigneusement la tête de filles qui doivent prendre le pagne. Couchées sur les jambes des ces femmes, elles sont couvertes de très jolis tissus. Aux sons du tam-tam et la citation de leurs louanges par les griots de la contrée. Les parents et proches en faisant des tours de rôle jettent sur elles des graines de maïs, d’arachide, de mil, des pagnes, de l’argent etc. En exprimant ainsi leur joie accompagnée des pas de danse très articulée. Les forgeronnes après avoir fini, coudent sur leur tresse de gris-gris ( allumette ) et les perles (Ambres) en couleur d’or appelée "LANBIRO" qui après usage sont gardées de génération en génération ou pour des générations futures. Après la mise de ces parures les filles sont aussitôt habillées en grands boubous en bazin ou wax selon la possibilité de leurs parents; Sous les quels elles portent des pagnes joliment colorés. C’est cette action de porter les pagnes Qu’on appelle PRISE DE PAGNE ou FANUTA, sinon avant ce jour ces filles n’étaient habilitées qu’à porter des « Kulinbenŋo » ( sorte de cache sexe constitué de deux bandes d’étoffe cachant le devant et les fesses des jeunes filles ) et des camisoles courtes s’arrêtant juste à la hanche. En ce moment les jeunes garçons captifs sont eux aussi très bien habillés en boubous traditionnels à nombre égal; Chacun porte sur son cou une fille avec la quelle il doit danser trois différents pas de danse au cours des quels leurs louanges sont chantées en chœur par les griots. Les cadeaux sont très larges en ce moment pour les filles ainsi que pour les hommes qui les portent de la part des amis, parents, proches et prétendants. Toutes ces cérémonies prennent fin plus tard au crépuscule. Deux jours après cette cérémonie l’ensemble de ces filles procède à des activités de quête. Chaque jour, elles se retrouvent très bien habillées, elles passent de famille en famille, a leur arrivée dans une famille l'une d’entre elles se couche sur le sol en faisant semblant d’être morte. Les autres chantent en chœur qu’elle est morte de faim. Les membres de cette famille leur donnent des graines de mil, de maïs, d’arachide, et même de l’argent. Ces cadeaux leurs permettront le jour où elles doivent renouveler leur tresse de préparer un très bon plat à l’intention des forgeronnes ou attendre une fête populaire. Cette tresse qu’on appelle MUKILO est faite chaque mois jusqu’à ce que elles mangent une nouvelle récolte, en général le maïs qui mûrit en premier lieu au khasso. Avant cela on les appelle Lambédinŋo. Une foi cela fut fait, elles peuvent faire d’autres tresses comme le DIAKITE MERE exception faite au « TOUROUBA SAFE ou SUGULO » (réservé aux femmes). INITIATION DES GARÇONS  ou “ Kurutidunŋo ”. Une fête peu manifestée, mais très significative car ce le dernier événement de coutume pour qu’un garçon devienne ou se classe dans la catégorie des hommes. De la naissance à l’adolescence (entre 0 et 15 ans) un garçon répond à beaucoup d’autres appellations  généralement différentes de son propre nom. De sa naissance à sa circoncision on dit “ Solimandinŋo  (non circoncis), “ Solima ” de sa circoncision jusqu’à la prise de pantalon   Kurutidunŋo ”.   Durant cette période les garçons ne jouent pas de rôle très déterminant dans la famille surtout dans la prise des décisions pour le  mariage d’une fille de la famille, le voyage à l’étranger d’un membre de la famille ou le travail. Leurs activités se limitaient aux conduites de petits ruminants, le gardiennage des semis, la lutte contre les ennemies des cultures ( singes, oiseaux, animaux...), la pose de pièges pour capturer des oiseaux, des souris et en fin porter de paille pour allumer le feu s’il y a le tam-tam… Après avoir atteint quinze ans l’âge au quel ils sont en mesure de comprendre et d’analyser les problèmes, capables de se sentir  responsables devant leurs propres désirs ; ils seront conduits au Mama ”. Tard la nuit les jeunes se retrouvent chez le “ Sema ” qui fait appel au chef des jeunes le Xamarinkunŋo ” et d’autres jeunes déjà informés. Il leur présente les cadeaux que les “ Solima ” ont prévu pour le Mama ” ; Certains du couscous sucré et d’autres des pattes de poulets bien préparées. Le groupe ainsi constitué quitte le village en battant le tam-tam à un rythme très diffèrent des ceux des danses. Au cours de ce  mouvement aucune lumière n’est autorisée même fumer est interdit. Arrivés loin du village une personne a haute voix appelle le Mama   qui ne tardera à répondre à l’appel avec des rugissements terribles, plus terrible encore que ceux des grands mammifères de la forêt ( lion, éléphant, hippopotame… ). Les jeunes sont paniqués et chacun a peur d’aller le premier pour rejoindre ce rugissement jamais  connu. Hors personne n’a le droit de renoncer à sa décision et sera encore grave si quelqu’un tante de faire fausse route car on en  parlera à tes arrières petits fils qu'il a eu peur quant on l'initiait au Mama. Les hommes de caste ( forgeron, griot, cordonnier ) se trouvant dans le groupe doivent aller en premier lieu. S’ils sont nombreux c’est le plus âgé qui doit aller en premier. Chaque garçon qui doit aller, le SEMA cite au Mama son nom, prénom et les noms de son père et de  sa mère et lui met en garde de ne casser ni son bras, ni sa jambe, ni son œil et court droit au Mama dans une obscurité totale où il est  impossible de voir son propre poing. Après toutes les cérémonies rituelles au Mama, le groupe retourne au village. Ces jeunes dès cet instant sont appelés “ Bopa ”. S’ils mangent des nouvelles récoltes on les appellera “ Xamaridinŋo ”. Comme dit plus loin que le Mama comparativement au XOMO Bambara, n’est pas du tout condamné par la religion, car il n’est pas quelque chose de  satanique ou de croyance divine pouvant faire du mal à un individu. Au Khasso tout homme ayant affranchi ce stade est apte à tout faire : se marier, être impliqué dans la gestion des affaires familiales... LE MARIAGE Il est conçu en général entre deux personnes de même classe sociale c’est à dire noble entre noble et castes entre castes.   Les liens de mariage étaient en principe basés sur la descendance dynastique. Les hommes de même descendance se  donnaient en mariage. Deux personnes de même classe sociale se marient de manière classique ; néanmoins on peut  rencontrer des hommes de la classe noble qui se marient avec des femmes de classes différentes. En ce qui concerne les raisons du mariage, il y a trois tendances : 1) Le mariage dû à la maturité de l’homme : il est réalisé quand l’Homme atteint sa maturité pour assurer le  renouvellement de la génération.   2) Le mariage pour des raisons relationnelles : c’est pour établir des liens d’alliance entre deux clans.   3) Les mariages pour raisons sociales : certaines circonstances sociales comme le décès d’un frère, ou d’une épouse,  l’âge ou la santé de la mère d’un homme ou problème d’enfant peuvent pousser certaines personnes à se marier. ·  Le mariage est un investissement onéreux dans le Khasso ; il est organisé au tour des grands axes ci-après : Le choix de la jeune fille à marier :  Ä Ce choix se faisait autre fois par les parents, le fils est informé de ce choix par son père.  Ä De nos jours, les fils interviennent dans le choix de sa fiancée, il procède à ce choix et en informe son père.   LES DEMARCHES : ·  Mission de prospection Tutokhoso ”:  Dans le khasso, une mission de prospection est envoyée auprès des parents de la jeune fille pour avis. Cette mission de  caractère discrète est confiée généralement à une personne qui a une certaine connaissance en la matière. Elle peut être  un proche parent du garçon ou un homme de caste. Sa mission est d’analyser les signes : Ø Signes positifs (Ex. la présence de la fille au moment de l’arrivée du missionnaire dans la famille, si elle a été trouvée  entrain de faire la cuisine ou assister sa maman aux taches ménagère etc.).   Ø Signes négatifs (Ex. Absence de la fille au moment de l’arrivée du missionnaire dans la famille etc.).   Ø Un autre volet de la mission est de se renseigner sur la famille de la fille en matière d’éducation et de comportement.   ·  1ère mission officielle :  Dans le cas d’un avis favorable de la mission de prospection, généralement on demande l’avis d’un marabout ou un  voyant pour savoir si le mariage à un avenir meilleur en cas d’avis du marabout ou du voyant, la famille du garçon  délègue une mission officielle composée d’un homme de caste, d’un oncle ou d’un frère du garçon. Elle à pour but de  demander la main de la jeune fille à ses parents ou à la famille chargée d’établir les liens des mariages entre la famille de  la fille et le prétendant. Cette seconde mission a pour but de présenter les premiers colas aux parents de la fille qui  pourront donner aussitôt une réponse vue les liens de parenté ou de mariage existants ; Dans le cas contraire certains  dirons partez on vous à vus ou d’autres s’accordent un délai de réponse. Pendant ce délai, les parents de la fille réunis en  conseil de famille prennent une décision. 2ème mission officielle :  Au terme du délai, les parents du futur mari envoie une délégation généralement composée des mêmes personnes que la  1ère mission officielle pour avoir la décision finale des parents de la fille. Si cette décision est positive, les parents de la fille désignent une personne parmi eux nommée “ Soxoma ” qui sera le premier interlocuteur des parents du garçon. Ils fixent  une somme forfaitaire nommée “ Datodunŋo ” (payable ce jour même qui est partagée généralement entre les oncles, les  tantes et les frères de la fiancée). Avant de retourner la délégation doit connaître le montant de la dote “ Futunafulo ” ou “  Futufinŋolu ” ou “ Futubadanŋo ”. Elle est fonction de la classe sociale de la fille.  3ème mission officielle :  “ Tanma ” * Après quelques temps, les parents du garçon envoient un émissaire chez les parents de la fille pour émettre leur vœux  d’effectuer les fiançailles “ Tanmadunŋo ” (prise de Tanma) ou mariage religieux. Ainsi les deux familles conviennent une  date.  * Il faut comprendre par “ Tanma ” une bande d’étoffe blanche d’environ sept mètres que donne la famille du futur mari à  celle de la fiancée en guise de dote traditionnel établissant le lien de mariage. Cette bande d’étoffe est gardée par les  parents de la jeune fille puis cousue pour en faire un pagne nommé (“ Kunabuto ” ou voile porter une fois dans sa vie)  qu’elle doit porter le jour de sa rentrée dans la chambre nuptiale, le premier contact physique avec son mari se passe  dans cette tenue pour savoir si la jeune fille est vierge ou non. La chambre nuptiale dure sept jours, le huitième jour  généralement le vendredi matin à lieu le “ Maתokulo ” (qui consiste à laver les habits des mariés, ceux de camarades  d’âge “ Fulandinŋolu ” ainsi que les linges sales de la famille) qui marque la fin de son séjour dans la chambre nuptiale  et le port du “ Kunabuto ”.  Les fiançailles “ Tanmadunŋo ”  Comme convenu, une délégation des parents du garçon effectue un déplacement chez les parents de la jeune fille pour  faire les fiançailles. Ils doivent amener en général un acompte ou le montant de la dote (en nature et en espèce) ainsi que  le “ Tanma ”. Elles ont lieu en général un vendredi soir pour les jeunes filles, un jeudi ou un dimanche pour les femmes qui ont déjà contracté un premier mariage.   La dote son montant est fonction de la classe sociale et aussi des ex-cantons du khasso. Il est à noter qu’elle est payée  en nature et en espèce :  Ø La dote en nature : en général sont donnés des bovins bien portants et de bon signe. La proportion en male et en  femelle est de : deux vaches allaitant, deux taurillons, une génisse (cette dernière est appelé “ Bayéré ”) pour les  nobles, les forgerons, les griots, les mabos et les cordonniers. Par contre elle est de 3 bovins pour les captifs Par  convenance une partie de cette dote pourrait être payée en espèce selon la valeur marchande de l’animal concerné.   Ø La dote en espèce : c’est l’argent que payent les parents du mari à ceux de la mariée. Elle est repartie comme suit  :   1 “ Datodunηon ” : Cette première partie de la dote est versée en aussitôt que la décision a été approuvée. Elle est  répartie entre les différents membres de la famille ainsi que certains proches, excepté les deux parents biologiques.  Symboliquement, c’est un gage de la réservation de la fille pour l’homme en question.   2 “ Futunafulo ” : Cette dernière partie est par contre destinée aux deux parents de la promise afin de préparer le  mariage mais aussi le séjour de celle-ci en domicile conjugal. A l’occasion du “ Tanmadunŋo ”, sont invités les parents et proches de deux futurs conjoints ainsi que les chefs religieux  et coutumiers du village. A la fin de la cérémonie des fiançailles, les parents du conjoint émettent les vœux de fixer une  date pour le mariage “ maxannilo ”. Les parents de la fille, si avant cette cérémonie avaient pris une décision  consensuelle pourront donner aussitôt une date. Si par conséquent l’idée n’a pas été émise par les parents du garçon, ils  enverront un émissaire ultérieurement auprès des parents de la fille “ maxaninila ” quelques jours après leur retour en  vue d’avoir une date pour le mariage.   LES PREPARATIFS DU MARIAGE :  Une fois la date fixée les deux cotés commencent les préparatifs. Les parents et proches sont aussi informés. Ils  consistent : Ø Chez le conjoint : La construction d’une chambre nuptiale en paille “ תafa ” ou en terre battue, achat des animaux à  abattre, achat du vivre, accumulation d’argent en espèce pour des dépenses éventuelles, et d’habillements de qualité  pour le marié.   Ø Chez la conjointe : L’achat des habits neufs, des malles, des ustensiles des cuisines (calebasses, tasses, louches,  etc.), des parures en générale, or et argent (ces biens sont souvent transférés de mère en fille donc issus de l’héritage et  sont soit revalorisés ou non).   ·  Célébration du mariage traditionnel :  A la date convenue les parents de la fille forment une délégation composée : d’hommes, de femmes, de jeunes filles et de  garçons sous la conduite d’un homme qu’on appelle “ Maתodin numo ” qui est généralement un forgeron pour le cas  d’un mariage de noble. Il est cependant noble si le mariage concerne les castes. Il est aidé dans sa tâche par :   Ø Soxoma , c’est l’intermédiaire entre les parents de la mariée et du marié.   Ø une griotte appelée “ Yamaruwo jalo ” qui chante les louanges de la fille quand elle fait ses toilettes quotidiennes et  quand on l’accompagnent dans sa chambre nuptiale. ·  A la veuille du départ de la mariée chez son mari on procède :   Ø Au comptage (en présence des parents et proches des futurs mariés) de l’ensemble de biens mis à la disposition de la  mariée pour leur utilisation dans son domicile conjugale. Ø Après le comptage des biens on procède à la constitution de la délégation “ Maתodinŋolu ” qui doit accompagner la  mariée. Ø La nuit, il est organisé une manifestation appelée “ Mamalo ”.   ·  Le départ :   Le plus souvent la mariée est transportée par un cheval amené pour l’occasion par les “ Fulandinŋolu ” qui sont  généralement trois personnes : un captif qui s’occupe de porter l’eau pour la délégation, un homme de caste (forgeron,  griot, …) son rôle est d’informer les familles d’accueil tout au long du trajet, du nombre de personnes accompagnant la  mariée. La troisième personne qui est un noble s’occupe de la tenue du cheval, de la monter et de descente de la mariée du  cheval.  A l’approche du village, la délégation est accueillie par un groupe des sœurs de l’époux appelé “ Mamusuwolu ”  accompagné par un batteur de “ Tamo ” qui apporte avec eux de l’eau fraîche, de l’eau sucrée et de la cola et les  accompagne jusqu’à dans la famille d’accueil. Jatigila ” :  Arrivée au village du mari généralement à la tombée de la nuit, la délégation est hébergée par une famille d’accueil  choisie par les parents de la mariée nommée “ Jatigila ”. Une fois arrivé au “ Jatigila ” une délégation de “ Mamusuwolu ” et de “ Fulandinŋolu ” du conjoint entament une série de  salutation et de négociation avec le “ Maתodin numo ” en vu d’avoir la femme pour la conduire dans sa chambre nuptiale.  Elles effectuent en trois phases :  Ø 1ère phase : salutation d’accueil de la délégation pour la souhaiter la bien venue en offrant des colas. Ø 2ème phase : salutation en offrant des colas. Ø 3ème phase : salutation et demande d’autorisation d’emmener la mariée dans sa chambre nuptiale ; La réponse du “  Maתodin numo ” est lié au fait que toute la délégation à dîner, après confirmation la femme est conduite dans sa chambre  nuptiale par les différents groupes : (“ Mamusuwolu ”, “ Fulandinŋolu ”, “ Maתodin numo ” et sa délégation).   ·   Dantéguélo ” :  Le lendemain soir a lieu le “ Dantéguélo ” c’est une grande rencontre de deux parties pour présenter la femme aux  parents du mari, les biens et les matériels qui lui ont été offerts par ses parents libellés sur une liste et dire aussi les  exigences et attentes des parents de la fille à ceux de son mari.   A la fin du “ Dantéguélo ”, la nuit le “ Maתodin numo ” présente son veux de retourner, il est soit accepté ou refusé, dans  ce cas le retour est reporté d’une journée.  Une fois que le retour est accepté, la délégation quitte très tôt le matin, seule reste une fille généralement une sœur de la  mariée appelée “ Maתo Dokho ” qui doit rester pendant un certain temps. Arrivée au village, le “ Maתodin numo ” fait  le compte rendu aux parents de la mariée.  Maתomaxa ” :  C’est après le “ Dantéguélo ” que le mari passe la première nuit avec sa femme. Le lendemain matin, le “ Maתomaxa ”  cherche à savoir si la fille était vierge ou non, en vu d’informer les parents. Si elle est trouvée vierge, le mari a obligation  de payer la génisse qui sera destinée à la mère de la fille en guise de récompense pour la bonne conduite de sa fille.   Maתokulo ” :  Le huitième jour de sa rentrée, généralement le vendredi matin, a lieu le “ Maתokulo ” qui marque la fin de son séjour  dans la chambre nuptiale et le port du “ Kunabuto ”.  Sassari Bulo ” * :  Un mois après sa rentrée dans la chambre nuptiale, la mariée retourne dans sa famille pour un séjour d’une semaine  appelé “ Sassari Bulo ”. C’est après son retour de “ Sassari Bulo ” qu’elle devienne une femme à part entière.  *“ Sassari Bulo ” c’est un régime spécial qui dure un mois à compte de la date d’entrée dans la chambre nuptiale,  pendant la quelle la mariée ne mange que des repas légers (ex. la bouilli=Sassaro, poulet rôti etc.)   LES HONNEURS ou "BUNGNA": ·  Les coutumes “ Lado ” :   Les "LADO" sont l’ensemble des obligations et devoirs (coutumières) que doivent s’acquitter le mari pendant la  célébration du mariage à l’égard des hôtes venus pour cette occasion. Elles sont souvent des cadeaux offerts en espèces  ou en nature à certaines personnalités qui sont venues pour cette occasion. Pour toute offre à la délégation  accompagnant la mariée, les cadeaux sont à présenter en premier lieu au “ Maתodin numo ”, qui informera les autres.   OBLIGATOIRES :   - les “ Lado ” dans le cadre de l’abattage d’un animal : (khanatéguili diapo, diougoula, ganloutigui-nio, gangouli khoulo, négani  hakho, bousounna) Ø La chèvre (abattue pour son influence mystique sur le couple dans le cadre de la fécondité),   Ø Le poulet du maתodin numo : Abattu généralement le jeudi soir, pour être préparé et servi par le “ Fulandinŋolu ” tôt le  vendredi matin.   Ø “ Maתodin na bulo ” C’est une somme d’argent à donner aux membres de la délégation sous forme de récompense. Ø “ Bitan khontonŋo ” : C’est la salutation d’honneur faite le vendredi matin par le marié aux tentes de la mariée venues  l’accompagner. Ø “ Numu khontonŋo ” : C’est une salutation quotidienne que font les camarades d’âge du marié (Fulanŋolu) au “ maתodin  numo ”.   Ø “ Mamusu khontonŋo ” : C’est une salutation quotidienne que font les sœurs du marié à la délégation venue  accompagnée la mariée.  DEVOIRS   Ø C’est l’ensemble des animaux qui sont à abattre pendant la cérémonie du mariage, la quantité et la qualité sont fonction  des moyens du mari. Exemple de(s) : poulet(s), mouton(s), sèvre(s), taureau(x). C’est le “ Yamario Jalo ” qui désigne la  personne qui doit abattre les animaux. Une fois les animaux abattus, ceux sont les “ Fulandinŋolu ” qui s’occupent de la  découpe assistés d’une personne désignée par le “ Yamario Jalo ”. Après la découpe, si c’est un taureau on prélève  certaines parties : “ Ganguli-khoulo ” pour le Yamario Jalo, “ Bisissiyo ” (diaphragme) que doit ramener la délégation à son  retour pour les parents de la mariée...   ·  Présents coutumiers ou NIYOLU :   ·  Ø Yamario fano ” : Un pagne à donner à la yamario jalo.  ·  Ø Numu Tura ” : Un taureau ou une somme symbolique à donner au maתodin numo.   ·  Ø Sokhonma doroko ” : Un boubou ou une somme d’argent à donner au sokhonma.  Ø Diomba ” : Une chèvre ou une somme d’argent à donner au “ Maniomaxa ”.  Ø Yamaru wo tama ” : Une somme d’argent à donner au yama ruwo jalo.  Ø Mama jambo ” : Un boubou ou une somme argent à donner aux grands-parents de la fille.  Ø Barin doroko ” : Un boubou ou une somme d’agent à donner à l’oncle maternel de la fille.  Ø Dalasigui khaliso ” : Une somme d’argent à donner au petit frère ou petite sœur de la mariée qui s’installera devant l’entrée  de la chambre nuptial pour empêcher la mariée d’entrer dans la chambre tant qu’on ne lui paye pas cette somme),  Ø Les présents pour les castes (Forgerons, Griots, Bambado, Captifs, Cordonniers, Cuisinières, Batteurs des tam-tams,  etc.) dans ces cas aucune obligation n’est imposée au marié et sa famille, ils sont honorifiques et peuvent être en nature ou en  espèce. Ø Berabuguto ” : C’est l’ensemble des apports financiers considérés comme présents apportés par les tiers (amis, voisins,  parents etc.) aux membres de la délégation venus accompagnée la mariée.  ·  Il est à noter qu’au Khasso tous les mariages ne sont pas forcement réalisé comme dicter ci-dessus. Ce pendant, les  rapports sociaux entre les hommes, la situation financière de certaines personnes dans la société ont fait qu’en milieu  Khasssonké certains mariages peuvent avoir lieu sous certaines conditions : ·  Ø Alla Maniyo ” dû de mariage de charité : les parents d’une jeune fille décident de lui donner en mariage à un homme  croyant du village ou d’un autre village voisin. Dans ce cas le mari n’est pas du tout avisé, à des heures avancées de la  nuit la fille est conduite par des religieux dans la chambre de l’homme choisi crédible. Le mariage religieux a eu lieu la  même nuit, et le mari est exempt de tout paiement de dote. Mais il doit cependant prêter serment à respecter certaines  conditions : la femme ne doit pas être battue, ni soumis à des insultes, la faim, la maltraitance, se vanter de la  circonstance du mariage et en fin le mari ne doit pas être défaillant sur le plan religieux.   ·  Ø Le mariage par alliance : dans ce cas c’est l’homme qui rejoint la famille de ses beaux parents. En général c’est des  hommes qui n’ont aucune ressource, aucun espoir vue la surenchère du mariage au Khasso. A cet effet, il déménage  dans une famille où il y a possibilité d’établire des liens de mariage. Ces familles sont en général bien ciblées par exemple :   ü Chez ses oncles paternels ou maternels. Il doit travailler comme un membre de cette famille, il ne mérite pas  salaire, arrivé à l’âge du mariage il pourrai demander la main d’une des filles de la famille, il est exempt de tout  paiement de dote.   ü Dans une famille où la descendance est une fille unique, l’homme est considéré comme le futur descendant; mais  aussi un soutien, qui doit assurer la survie de cette famille.   ·  Ø “ Kétulo ” c’est une procédure traditionnelle permettant d’accélérer le mariage. Elle consiste à amener de grès une  fiancée ou une fille libre chez son mari. A cet effet deux cas de figures sont possible :   ü une fiancée : avant que la processus de mariage n’arrive à terme, c’est à dire avant la fin du paiement de la dote,  le mari n’ayant plus de moyen, et la fille a l’âge de se marier.   ü Une fille libre sans prétendant et qui a l’âge de se marier : pourrait subir le “ kétulo ” pour un homme qui la  désire en mariage. L’homme s’acquittera de la dote et effectuera les cérémonies du mariage LES FETES COUTUMIÈRES ET DE MOEURS LA FÊTE DE FIN DE CAMPAGNE « SENEFIN NADU-O » Le milieu khasssonké a beaucoup de diversités en matière de production agricole. Les manques de pluies font alternance avec des  années à abondance de pluie. La récolte qu'elle soit bonne où mauvaise est la seule revenue du paysan khassonké, viennent ensuite  les cheptels vif et mort qui sont des éléments de secours et de sauvegarde. Les années de bonne récolte sont des années de fête, de  cadeau à ses parents, amis, et alliés et aussi, et surtout des années où les pourcentages de mariages sont les plus élevés. Après avoir stocké toutes les récoltes dans les greniers une grande fête est organisée dans tous les villages khassonké. Chacun essaye  d’organiser la sienne à ne pas coïncider à la date de celle d’un autre village. Tous les villages environnants et lointains sont invités à  cette cérémonie qu’il y ait de liens de parentés ou pas. Le jour de la fête on tue des gros bœufs, des moutons pour faire des plats très  délicieux pour que chacun mange à sa faim. Cette fête dure souvent deux à trois jours. Chaque nuit danseurs ,batteurs et autres se  retrouvent sur la place publique; on danse jusqu’à l’aube. Les griots présents à cette fête en chantant les louanges des gros  producteurs reçoivent des cadeaux importants en or , nourriture , habits et même du cheptel vif. La fête terminée chacun retourne dans  son village. Des publicités ou commentaires sont faits sur des personnes qui ont donné d’importants cadeaux, ce pendant-ils sont  considérés comme les meilleurs producteurs de l’année. LA FÊTE DE DÉBUT DE CAMPAGNE « SISSIGO » Cette fête appelée SISIGO ou" fête des semences" est célébrée par famille. Chaque chef de famille à l’approche de l’hivernage achète  trois gros coqs (nombre trois en tradition orale khassonké représente l’homme et quatre représente la femme)1. Les coqs à leur tour  doivent avoir chacun trois ans. Ils seront sacrifiés au nom de Dieu de la pluie et aux mannes des ancêtres pour que l’année soit une  année de bonnes récoltes. Le sacrifice a lieu le jour où le chef de famille doit mettre dans la terre la première semence de mil ou de  sorgho. Le jour est très bien choisi un mardi un jeudi ou un dimanche en général. Les autres jours de la semaine sont considérés  comme des jours durs ou sacrés. Par exemple : le lundi considéré comme jour de naissance du prophète est un jour de repos pour tout cultivateur; Le mercredi et le samedi sont considérés comme des jours dont les choses peuvent se manifester de deux manières.  Donc, qui commence à semer son champ à l'un de ces jours reprendra l’activité pour une seconde fois due aux prédateurs ou au  manque de pluie qui tardera avenir, ou des insectes nuisibles qui vont détruire les jeunes plants. Pour d'autres événements comme le  décès par exemple on se réserve de ne pas présenter les condoléances ou faire des sacrifices pour un malheur risque de ne pas  assister à un second cas. Dans le Khasso le vendredi est considéré comme un jour dur de la semaine toute activité qu’on entame à un vendredi ( voyage, semis,  mariage, construction... ) sera dure à accomplir. Cette journée comme le lundi est un jour de repos pour les chefs de famille, aucune  autre personne de la famille n’a le droit d’aller travailler dans le champ du chef de famille ces jours-la. Tôt le matin la famille se rend au champ, le chef lie les pattes des trois coqs, les membres de la famille forment autour de lui un cercle.  Accroupis, ils font des prières, et de bénédictions pour que l'année soit une année de bonne récolte. Les coqs ainsi sacrifiés sont  préparés et mangés dans le champ par tous les membres de la famille et les parents qui sont venus pour la célébration de cette fête.  Les os sont enterrés dans le champ pour des protections éventuelles. En général après cette fête, avant le retour au village la pluie  tombe. Au soir tout le monde retourne à la maison après avoir ensemencé une grande partie du champ. A partir de ce jour tous les autres  membres de la famille sont habilités à semer leurs champs individuels. LA FÊTE DE LA PLUIE La pluie est une source de vie dans l'existence de l’humanité, fêter son abondance est de coutume. Cette fête est célébrée de deux  manières au khasso : LA FÊTE DE DÉBUT DE L’HIVERNAGE Dans certains villages à l’approche des pluies comme à l'accoutumé tous les chefs de famille se réunissent à la place publique dans un après midi ou la nuit juste après le dîner. Le chef de village fait un aperçu général sur la campagne précédente, à ces termes : " Pour plus de sérénité ou d'enthousiasme dans notre devoir, qui n’est autre que la culture de la terre sous l’action bien faisant de la pluie. Chacun de nous doit penser à chercher des voies et moyens pour la rendre plus optimale. En vue de subvenir à nos besoins pour mieux produire et satisfaire nos familles respectives. L'année précédente fut une année de bonne récolte, sans aucun incident grave comme la foudre, sans destruction de nos maisons, et d'autres dangers pouvant porter préjudice sur nos familles et nos champs. Une coutume devient loi sacrée, si elle est fait de génération en génération. Nos grands-parents, et nos parents l'ont fait et nous aussi nous l'avons fait et nous devrions  continuer à le faire". A cette expression du chef de village viennent ensuite celles des chefs de famille abordant dans le même sens. La  décision est ainsi prise pour sa célébration après le payement des cotisations. Pour cette fête en général c’est un bouc « Bacoton fuso ou bouc multi-color » qui est immolé due à ses influences ultra mystérieuses. C’est pour quoi le sacrifice du bouc est obligatoire au moment de la célébration des mariages ; pour des cas d’incendies provoqués par la foudre pour l'éteindre, il faut y mettre du lait de chèvre plus un œuf de poule. Les choses vont de plus vite, les cotisations payées, tous les nécessaires sont achetés ; le jour est proclamé qui tombe en  général sur un vendredi, le jour sacré de la semaine. Les plats préparés sont enfin prêt à la place publique où chacun se retrouve après la mosquée, on mange après les bénédictions des marabouts à travers certains versets du Coran en terminant par la FATIA et on se souhaite bonne campagne. LES RITUELS FACE A LA RARETÉ DE PLUIE EN COUR D’HIVERNAGE Il arrive souvent que la pluie devienne rare les cultures étant en pleine végétation. Les moyens sont multiples pour prier la pluie en vue de satisfaire aux besoins hydriques de plants. 1) On fera appel aux détenteurs de la pluie les KOUMA. Ils sont détenteurs des secrets pouvant faire venir la pluie. 2 ) Le sacrifice des chasseurs : Les chasseurs jouent un rôle très important dans l'applications des certains offrandes. Pour les cas de  rareté de pluies, en pleine saison de pluie, leur concours est vivement solliciter. Cela est dû aux liens et francs rapports qui se trouvent  entre eux. Ils procèdent en général à offrir du sang à leur génie protecteur appelé " Xondoro ni Sané " qui furent les premières personnes à pratiquer la chasse Xondoro est le mari et Sané sa femme. Ils font des offrandes ( Solo ) à partir des animaux sauvages tués pour la  circonstance. Un ou deux jour avant la fête, les chasseurs vont en brousse pour tuer des gibiers. C'est la viande de ces proies qui seront mangée ce jour. Ce rituel est interdit aux femmes, même la cuisine sera assurée par les chasseurs eux-mêmes. Après avoir mangé, ils procèdent à des tirs pour tester leur droiture. En suite ils font de prière. La séance dure en général toute une journée. 3 ) Souvent ils font appel aux prières de la mosquée et l'église. 4 ) Ou encore une fête est organisée par les jeunes adolescents du village; Filles et garçons se réunissent à la place publique chacun  amène un moud d’arachide. Il font un grand tas qui est grillé; Elles sont ensuite croquées par les jeunes. Après avoir fini de croquer, nus, ils courent à travers le village en chantant et en faisant des prières d'appel à la pluie. OFFRANDES AUX MANNES DES ANCÊTRES Tout village khassonké a une lignée et un passé faisant de lui un présent plus ou moins heureux. Cela s’explique du fait que ceux qui se sont succédés on eu du respect en soit, aux autres et surtout à leurs ancêtres. Cette richesse ancestrale se vit dans beaucoup de villages au Khasso due à certaines personnalités mystiques qui de leur présent jusqu’à nos jours on les respecte, on fête pour eux, on leur donne à manger et à boire (offrandes); a travers les arbres, pierres, leur tombeau... Ce genre de considération aux ancêtres est un atout, un  privilège dans certains villages du Khasso. C’est pourquoi on rencontre dire dans tel ou tel village, qu’il y a tel ou tel endroit où un  étranger ne doit pas s’y rendre, une femme en état de grossesse ou en cycle de menstruation,... Il risque d’avoir un incident pouvant lui  coûter la vie. Cela s’explique à une sorte de pis cause liée aux totems de ces personnes qui à leur temps étaient de rigueur par ce que  leur puissance en dépendait de leur strict respect. C’est pour quoi il est interdit aux peuls ( principalement les Sidibés ) de manger la perdrix « Wolo », par ce que un de leurs ancêtres, en séjour chez ses beaux-parents avait fait sa selle dans sa chambre, quand sa belle-mère venait le matin lui saluer, il l'avait cachée par son chapeau. Un beau-frère qui avait remarqué cette anomalie, avait voulu faire cela d'un acte de moquerie. Quant - il a voulu enlever le  chapeau, une perdrix s'était envolée à la place de la selle, donc ainsi la perdrix est devenue leur totem. Le coq blanc « Dountoun khoyo » est interdit aux KANTE qui fut le totem de Soumaoro KANTE roi de SOSSO par ce que sa puissance  était lié à son ergot. Le varan « Khana », la gueule tapée « Kouto » et tout autre reptile possédant deux langue sont interdits aux descendants de FAKOLY ami de SOUNDJATA et neveu de Soumaoro qui en mangeant ces reptiles deviendront des menteurs. Quant à l'aigle, elle est le totem « Séguélio » des griots Kouyaté. Il y a beaucoup d’autres totem qui existaient et qui ont eu le jour de  façon circonstancielle ; Liés à la honte ou d'autres mystères, même un tabou en quelque sorte à cause de laquelle des choses extra  ordinaires s’étaient produites. Les ancêtres devant pareilles circonstances ont préféré mourir ou se métamorphoser en se transformant en des choses inertes. Si par exemple on prends deux cas bien définis : Celui du « Siraguédin » entre le village de Saman dans le canton de Tomora et le village de Sabouciré dans le canton de Kontéla, une fille nouvellement mariée en route pour le foyer conjugal. Accompagnée par plusieurs personnes appelées « Maתodinŋolu » a désiré d’aller à la selle ; à son retour des taches ont été observées sur son « Kunabuto ». De tel cas qui ne s'était jamais produit a provoqué une  désastreuse honte chez la fille, jusqu’à ce que, elle et tous ceux qui l'accompagnaient, s’étaient transformés en pierres. Ces monument jouent un rôle très important pour les filles qui ont des difficultés pour trouver un mari. Elles font un sacrifice qui consiste à habiller le  monument « Siraguédin » en tissu blanc. En général la fille qui fera ce sacrifice ne restera pas longtemps sans trouver un mari. Quant au village de Gangontery dans le canton de Diakitéla où existent deux pierres appelées « Bodala Kouro » représentant un couple  qui n'a jamais eu d'enfant, avaient souhaité être dans cette condition. Elles sont du genre de la fécondité. Les femmes qui ont des  difficultés d’avoir un enfant, Si elle les offrent des sacrifices, elle ne tardera pas à avoir une suite favorable. L’enfant ainsi né portera le  nom de KOUROU qui veut dire la pierre. Ces genre de nom ne sont pas tabou, mais tout simplement liés aux difficultés que leur mères  ont eu en restant longtemps sans avoir un enfant. Ils sont multiples Fali ( âne ) Sounkoutoun ( tas d’ordure ) Sinsi ( panier ) Mokontafé ( personne ne l’aime ) etc. . A ces ancêtres viennent s’ajouter des esprits surnaturels épousant les arbres, collines, les marigots, les puits qui sont devenus de lieux hantés ou bienfaisants. Tel est le cas de l’arbre sur lequel Oussoubidjan arrivé pour la première foi à Gangontery avait suspendu ses bagages. Cet arbre hanté par les effets de la puissance de ce vieux a fait que son bois est interdit pour toute utilisation. A travers le Khasso on rencontre des points  d’eau naturellement conçus intarissables, qui ont aussi leur totem propre à eux : Les insultes, les marmites, les femmes en règle... Tel est le cas d'un puits qui avait eu le jour à Diabessamou dans le canton de Fansané ou son eau traitait beaucoup de maladies, avait lui aussi ses totems qui n'avaient pas été respectés. Le Khasso dans sa diversité croit et respecte ces choses à qui on organise des fêtes en leur faisant des sacrifices bien déterminés qui sont soit des taureaux à la robe rousse ou blanche, des chèvres, des moutons, des coqs. Les fêtes pour des telles cérémonies sont réjouissantes dues à l’importance qu’elles jouent pour la survie des villages où ils se trouvent. LES FETES RELIGIEUSES Vu l’importance des religions les fêtes sont aussi célébrées dans le même ordre d’idée. La fête de Tabaski est la plus importante ;  viennent ensuite le Ramadan, le Maouloud, la Pâque et le Noël. Les fêtes sont célébrées dans la plus grande joie, les femmes sont les plus affairées. Chacune d’elles coud des beaux habits en indigo bien teintés. Leurs pieds sont tatoués de henné et leurs gencives très bien noircies par des habiles cordonnières, qui par suite de beaux sourires sont très brillants laissant voir des dents blanches et éclatantes. Les hommes sont habillés de grands boubous traditionnels  blancs en majorité, ils ne font que contempler leurs femmes bien habillées portant des belles parures en or et en argent. RÉSUME SUR LES FETES. - 1 : Fêtes communes: Elles constituent un ensemble de cérémonies autour d’événements précis. Il s'agit de : - Fête de famille : Baptême - Mariage - Circoncision. - Fêtes sociales. A ce niveau, il faut se placer dans le contexte religieux et là on notera comme fêtes : Le ramadan - la Tabaski - le maouloud etc. - A ces deux catégories de fêtes, il faut ajouter celles ordonnées par l’état : Journée nationale - Fêtes d  'indépendance, Journée de la femme, Journée de l'enfance, Journée des handicapés physiques, Journée de deuil national, etc. Ces  journées de fête ne sont pas tellement grandioses, par ce que mal connues par la population. C'est seulement en milieu urbain qu'on  manifeste un tout petit peu. - 2 : Fêtes rituelles Khassonké sur le plan traditionnel : il faut retenir : a) L'intronisation : Pour quelque niveau social que ce soit , l'intronisation demeure une fête rituelle et se fête avec toutes les caractéristiques culturelles. - Chef coutumier ( griot - forgeron - captif ). b) Fêtes animistes : le Mama jombo, fétiche qui interprète la mise à l’épreuve de la bravoure après circoncision et le port des trois habits : le boubou , le pantalon et surtout le bonnet « kufuno » qui est très significatif . c) Fêtes rituelles Khassonké En plus des fêtes d'intronisation, il faut noter chez les Khassonké les fêtes suivantes : 1 ) Apparition des fétiches : Chaque apparition est une fête . Ainsi pour chaque fétiche, une fête est organisée. - le Mama. 2 ) Offrandes aux esprits « solo » : comme les fétiches, il s'agit là de l'organisation de cérémonie, elle qui consiste à offrir quelque chose aux mânes soit pour apaiser leurs courroux, soit pour solliciter leur appui, ou juger entre deux protagonistes etc. Dans la langue locale on dit " Sôlo qui signifie offrir", qui sont souvent du lait de vache frais, ou encore de la Cola, volaille etc. Ces offrandes sont faites dans des endroits très sacrés ou généralement se trouvent les génies protecteurs du village qui peuvent être : Un « diable ou esprit », un animal, un arbre, une colline etc. Cela varie suivant les réalités de chaque site d'implantation. A cela il faut ajouter la danse des possédés se manifestant par des séances ordinaires quand il s'agira: d'inscrire une nouvelle possédée autrement dit , fêter l'adhésion d'un élément nouveau. NB : Les " impures " sont empêchés à prendre part à ces fêtes. on entend par le terme "impures" les personnes qui ont fait défaillances à certaines exigences coraniques, bibliques, et coutumières  (commettre l’adultère , tenir des relations intimes avec une caste différente à la tienne, ...) – 3 ) Fête exclusive des chasseurs : Elle est annuelle et est organisée chez le plus ancien, le chef. Cette fête est l’occasion pour les  chasseurs de procéder à des prises de " Mesures secrètes " Elle est souvent faite exceptionnellement devant une crise d'eau pendant la saison de pluie. LA SOCIETE KHASSONKE