Site officiel de la communauté khassonke pour la promotion de la culture et de la langue Khassonke (c) 2005 à 2014 Source : Sékéné Mody Cissoko,dans son ouvrage : Le Khasso face à l’empire Toucouleur et à la France dans le Haut- Sénégal 1854-1890 MILIEU PHYSIQUE  Le climat : La savane est le paysage caractéristique des pays Khassonké. Le Khasso constitue une ligne de démarcation entre les climats sahélien et soudanien. L'isohyète 700 mm passe au Nord de Kayes et le Khasso se trouve compris entre les isohyètes 700 et 500 mm On  distingue trois saisons climatiques: La saison froide : Cette saison va de mi-Novembre à mi-Février. C’est l’époque où souffle l’alizé, vent continental sec dans le sens Nord-Sud. On rencontre la plus basse température en décembre ( environ 14° c) La saison chaude : Elle va de mi- février à mi - Juin avec une température maximale de 46 à 47°C à l’ombre, c’est la saison de l’harmattan. Les nuits sont fraîches au Nord pendant cette période. La saison pluvieuse : Allant de Juin à Octobre, c’est la saison de la mousson, la rencontre de l’harmattan et les vents du tropique surchargés d’humidité et aspirés par des basses pressions sahariennes surchauffées. A cet effet, cette pluviométrie variant de 600 à 1000 mm se résume dans le tableau ci-dessous comportant la situation pluviométrique moyenne de dix dernières années ( de 1986 à 1996 ) Flore et la faune : Flore : la végétation réduite par le défrichement et le feu de brousse est de type soudano-sahélien et sahélien en grande partie au Nord. Les grands arbres qu’on rencontre sont: Néré, baobab, Karité, Caïcédra, Balanzan ( acacias albida ), fromager etc. Les bissons et les arbustes constitués d'épineux en général clairsemé forment la plus importante partie de la flore Khassonké. L'arbre le plus important est le '' sarkalé '' utilisé comme bois d'œuvre se trouvant en grande quantité dans les cantons de Diakitéla et Sidibéla. Les produits de la cueillette sont le miel, les fruits sauvages transformés en aliment par cuisson ou consommés à l'état naturel sauvage. Ils sont employés à des fins variées par la population. La végétation herbacée est constituée par des graminées et quelque plantes à feuilles larges; au profit desquels se nourrissent les animaux, et la population vivant à l'état primitif en utilise comme matériaux de  construction. En plus certaines graminées sont consommées par la population en période de famine. Faune : Les animaux sauvages les plus couramment rencontrés sont les singes ( chynochefale ) vivant en colonie de 900 à 1000 individus  ennemis de champs des paysans, à ceux ci s'ajoutent les chats sauvages ( lynx, chacal, le renard,...) et certains petits animaux comme le porc et pic, les phacochères, les hyènes, les biches,... Les gros mammifères qu'on rencontre sont les antilopes, les hippopotames habitants les fleuves en quelques endroits peu profonds, les lions qui se laissent voir très rarement. Les reptiles sont nombreux, on les rencontre fréquemment quant le soleil est au zénith en saison sèche; se déplaçant d'un site pour en rejoindre d'autres moins tempérés. Ils sont certains très venimeux comme d'autres très peu nocifs. Les caïmans abritent les cours d'eau comme mares, fleuves et certaines collines. Les oiseaux sont nombreux pendant l'hivernage, et certains d'entre migrent pendant la saison sèche ( queléa-queléa ). C'est pendant-on rencontre les perdrix, les tourterelles, les merles, les cormorans, les coucous, les canards sauvages habitant les cours d'eau, les  éperviers et aigles qui dévorent les oiseaux de la basse - cour etc. Au Khasso la végétation et la faune sont menacées par les feux de brousse, le braconnage, la sécheresse, et en fin de façon biologique, cette population sauvage se nourrissant aussi les uns des autres fait beaucoup de dégât. Relief et sols : Topographiquement le relief se présente comme un ensemble de plaines, de plateaux, de montagnes pouvant atteindre 100 à 200 m d’altitude. Au Nord, le relief est encore plus accidenté. Cette région est dominée par des chaînes de montagnes allant jusqu’à 250 à 300 m d’altitude. On note aussi la présence de nombreux plateaux fertiles arrosés par des cours d’eau. Les types de sols rencontrés sont généralement les sols sableux, argilo-limoneux dans les plaines rocailleuses sur les plateaux et  montagnes. Ce pendant des terres en cuirasse, pauvres de toute subsistance minérale sont rencontrées en quelques endroits. Par rapport aux collines, certaines sont riches en calcaire, et d'autre en marbre. Seulement deux sont exploitées, le calcaire à  Gangontery pour la production du ciment et de la chaux, et le marbre à Farako pour la fabrication de céramiques. Le sous – sol : Il est inexploité, mais riche en or et fer. Hydrographie : Le Khasso est arrosé par le fleuve Sénégal formé au seuil même du Khasso. Ce fleuve est issu de la rencontre à Bafoulabé de deux fleuves le Bafing venant du Sud - Est et le fleuve Bakoye venant de son coté Est. Tous prenant leur source dans le golfe de Guinée. Ce lieu de naissance du fleuve Sénégal au prêt duquel vivait le célèbre hippopotame sacré " Mali Sadio " chanté encore de nos jours à  travers toute l'Afrique de l'Ouest. Cet équidé aquatique prédisait toutes les calamités qui menaçaient la Cité et dictaient en même temps les sacrifices pour les contrer. A sa mort, il eut droit aux même obsèques qu'un être humain et son corps fut enterré au bord du fleuve. Un fleuve tropical, il avait un régime très irrégulier, mais avec la construction du barrage de Manantali, il devient constant. Les hautes eaux se situent d'Août en Septembre, celles basses de février en juin pour le Bafing qui est à la source de ce débit constant. Le Bakoye est presque complètement tari en sa majeur parties. C'est sur les rives de ces fleuves qu'avait pris naissance le Khasso suite à la guerre d'indépendance à Toumbifara de 1677 à 1681. POPULATION ET GENRE DE VIE  Dans le temps l'habitat est généralement constitué de cases rondes couvertes de toit de chaume en pailles souvent tressées,  groupées en formant des concessions. Le village est dirigé par un chef de village ( Galutigo ) et son peuplement peut atteindre  jusqu’à 800 habitants. La population est devenue sédentaire à près la guerre de Tumbin-Fara. Peu peuplés, les cercles de Kayes et de Bafoulabé, sont les centres de concentration des Khassonkés en république du Mali. La population s'évalue environ à 305 000 habitants repartis entre  339 villages des ex-cantons: Almamiya, Dembaya, Diakitéla, Saféréya, Tomora, Kontéla, Logo, Niatiaga, Sidibéla, Fansané,  Sokonala, Diadjéya, Guimbaya, Diombokhou, Gopéla… Ils vivent principalement de la culture des céréales ( Sorgho, Maïs, riz, Fonio et l'arachide)   La culture du coton et du calebassier est un privilège pour les cantons de Logo et de Djombokhou. L'élevage est pratiqué par une importante couche, dans le temps chaque village possède un parc commun ( le Goré ) où vivent les  bovins. Actuellement on rencontre des parcs familiaux ou individuels. Chaque famille possède un petit enclos pour les petits ruminants (moutons, chèvres) ou poulailler (poules, pintades…), selon les  castes on garde dans la famille des chevaux (utilisé comme moyen de déplacement) et des ânes (utilisé pour les travaux  domestiques et champêtres). L'HABITAT  Il est de cases généralement rondes coiffées de toitures en chaume, groupées formant ainsi des concessions, appelées familles.  Elles sont entourées de haies en palissade de bois morts. Les cases sont de plusieurs sortes, faites de terre battue, briques ou à partir de bambous tissés ( xaco ). Elles sont remontées de  toits de chaumes de paille simple ou soit soigneusement tissées. Les cases réservées pour l'habitation des hommes sont très  particulières. Elles sont de 3 à 4 mètres de diamètre et d'une hauteur de 2 mètres au maximum. Pourvues d'une porte étroitement  faite, un peu sur élevée à la base pour éviter l'entrée des petits animaux. Le battant était fait à partir de bois mort sécurisé par une  serrure en bois, et comme clé un fil de fer adapté (Kaluwano= cadenas). A l'intérieur, le mur est crépi en banco sur lequel sont appliquées différentes couleurs ( blanche, noire, ocre, bordeaux - rouge,  jaune...) provenant de terres naturelles. Le sol en terre battue est hebdomadairement badigeonné (Notolo) par un mélange de terre  noire et de bouse de vache (Ninsi buwo). Ce badigeonnage protège contre les termites et insectes nuisibles. Les malles étaient soit en bois ou en fer entièrement grossier. La plus part de khassonké se limitaient à mettre les quelques habits  traditionnels teintés de décoctions des arbres dans des paniers géants ou suspendus à des cordes attachés sur les supports des  toits. Les meubles étaient très peu importants, tous en bois. Le tara (Xaraxo) est le plus important car il est la ‘’couchette’’ de tous, sauf les enfants qui se couchent sur des nattes (Gudaro). Ce tara est couvert de secco finement tissé appelé (Karto), une natte de feuille de  rônier (Sibo gudaro) ou faite de tiges de sorgho (Nioxala Gudaro); Ce qui ont les moyens utilise des matelas en paillasse (rempli de pailles sèches de riz d’’herbe séchée, kapok, ou bunxun buna). Pour la conservation de leurs habits des cordes sont attachées bout en bout aux sas (Kankaran -on) du toit de la case sur lesquelles, ils sont suspendus. Le Naxo servait de male, une sorte de raccordement de branches d'arbres artisanalement fait avec un creux où  sont placés les habits; Constitués en général par de tissus traditionnels (Fétéro ou Moxo-wurundo) teintés par de décoctions d'arbre donnant des couleurs jaunes ou rouges (Baso), indigo (Garoo) ou encore trempés dans de la terre noire (Banxunla ). Ces tissus  étaient communs à tous. Chez les hommes, une appelation était donnée par les colons : " Le grand boubous kaki de Tomora " A la devanture des cases, les khassonkés font une terrasse en terre battue ( Banbanlo ), sur laquelle ils posent les nattes en saison sèche pour y passer la nuit ou encore, tenir de causeries. Les escabeaux ( Koron-domé ) servent à s'asseoir, ils sont très significatifs, toute femme nouvellement mariée doit en apporter de  chez elle. Ils sont le symbole de la tranquillité dans le foyer. Les miradors (BENTOO) sont un peu par tout à coté des cases ou sous les grands arbres où les gens se rencontrent pendant les  périodes libres de la journée. Les cases étaient éclairées par une source d'énergie locale, dont la matière énergétique est le feu de bois ou la lampe à l'huile de  karité dont la mèche est faite de vieux chiffons bien tressés. A coté de ces cases d’habitation, on rencontre des espaces aménagés, servant de lieux de rencontre : Le jinberon est une case construite en général au beau milieu de la concession. Elle possède deux portes et des trous d’aération  (Foolo). Elle sert de lieu de retrouvaille pour les femmes de la famille en vue de se détendre, causer, faire des petites activités de  passe temps (décorticage d’arachide, filature = rundo cardage (XALALO), égrainage du coton (GOUROUSILO)   - etc.)  - Le BUNLUN ON est aussi une case construite d’à peu prêt de la même manière que le Jinbere on. Elle est située cependant à  l’entrée de la concession. Elle sert de lieu de repos pour le chef de famille, les réunions familiales, inter familialles, un lieu de forum où sont prises les grandes décisions (mariage, voyage, travaux familiaux, cérémonie etc.). Le Bulun du chef du village est l’espace dans lequel se tient la réunion des chefs de familles pour traiter des problèmes intéressant l’ensemble de la communauté (familles, villages, cantons etc.) En dehors du BOULOUN ON les hommes se rencontrent à la place publique appelée BERA où est aménagé un grand mirador pour se reposer appelé WOUA.qui est un espace commun au village ayant ses principes et regles de fonctionnement (interdiction aux  femmes d’y sassoire, monter avec ses chaussures etc) Le woua est un symbole du village, sa confection est faite à taches partagées : - les planches du mirador (bomxun Din on) sont sculptées par les forgerons du village et ou des villages avoisinants, ils sont  recompensés par les nobles en leur donnant un taureau - le toit est fait par les captifs   - les nobles ont le rôle de nourrire les travailleurs pendant cette journée. LES TRAITS CARACTÈRISTIQUES Metisse (pheul /malinké), le khassonké est d’une malignité  et une méfiance externe le poussant souvent dans des situations  dérisoires. D'une très grande hospitalité, il  est en mesure d'héberger sans aucune condition un étranger à provenance ignorée.  Il  est capable de mettre ses hôtes dans des  meilleures conditions et en leur donnant plus d'importance qu'a sa propre personne et  prêt à lui défendre devant toute situation qui se présente. Très bavard, les discutions inter khassonké sont très confuses sur un  sujet surtout bien défini; en vue de ne pas aller directement à la vérité. Chacun tend à confirmer les dits de son prédécesseur a fin  d'apporter sa propre analyse sur un sujet de discussion. Comme dit un adage khassonké    " Ne faite pas le khassonké dans une  discussion''. Cela veut dire, dire la vérité sans tournure. Aller directement au but  En matière d'ouverture sur le monde extérieur le khassonké est l’un des hommes les plus intègres des pays mandingues.  Démocrate, facile à se familiariser dès le premier contact, sans rancune, tout se déroule comme à l'accoutumé si on venait de faire  accord parti sur un différant entre deux ou plusieurs personnes. C'est l'homme qui met en dessus de tout la dignité c'est à dire la noblesse c'est pour quoi une importante diversité des rangs  sociaux en milieu khassonké. Il tient à la sauver garder, en se méfiant de toute violation des droits, lois et principes fondamentaux  de la société. Il donne beaucoup de valeur à son terroir et tient farouchement à défendre son intégrité.  Mauvais cultivateur dû au climat de sa zone pluviométrie ne dépassant pas souvent six et sept cent millimètres, se rendant tard  dans son champ et retourne le plus vite. Il donne plus d'importance à son cheptel vif même, devant de cas de maladie il accepte  souffrir que de vendre une tête pour se soigner.  Grand polygame pouvant se marier au-delà du maximum pourvue d'avoir assez de progénitures, sur tout avec un nombre élevé de  filles pouvant lui permettre d'accroître son cheptel. Il n'a aucun gène de montrer son affection qu'il a l'égard d'une de ses femmes  en général la plus jeune.     LES TRESSES ET COIFFURES Les tresses sont de formes différentes,  elles sont nombreuses au khasso, - Diougouding-on : tresse faite aux fillettes agées de 3 à 9 ans.  - Tonto : tresse faite aux filles agées de 10 à 13 ans  - Mukidian-on : tresse effectuée au  moment de l’initiation des jeunes filles. - Jaxitemere ou Tamading-on est la tresse la plus populaire au Khasso. Cette tresse est faite par les jeunes filles après avoir défait  le Mukidian-on. Elle symbolise l’identité   khassonké. Elle est portée par la mariée pendant un mois après la chambre nuptiale. - Turunano ou Sugulo est la tresse faite aux femmes mariées, c’est dire après avoir défait la tresse Jaxitemere. Après cette tresse  la femme est habitée à faire toute tresse qu’elle désirera par exemple le Katanga. - Katanga : petite natte sur la quelle on peut ajouter des mèches.  - Djibamuko  est faite aux femmes qui viennent d'accoucher. Elles portent pendant 3 mois si l’enfant est un garçon et 4 mois pour  une fille. - Furuja Kun-on est  la tresse faite aux veuves. Elles la portent pendant toute la période de veuvage qui dure 4 mois. Le furaja est  la période, pendant laquelle la femme fait le deuil de son mari.  C’est après cette période de furuja que la femme peut se remarier. L’art du tressage relève du domaine des femmes  forgeron (Numu muso) au Khasso. Toute fois, d'autres ethnies comme les griottes (jali muso), les cordonnières (garanke muso) peuvent s’acquitter de cette tâche. Si les tresses sont reservées aux femmes, au Khasso, les coiffures concernent les hommes. Il existe différents types : - Jugun Din –On cette coiffure consiste à laisser deux touffes (jugun din on) de cheveux sur la tête séparée par une ligne allant du  front à la nuque.  - Kante lilo : c’est une coiffure afférant aux Kanté forgéron. Elle consiste à faire  des bandes circulaires parallèles sur la tête.  - Falijago : c’est une coiffure qui consiste à laisser une bande de cheveux du front à la nuque.  - Solima turo (karafe danfatan–on) c’est une coiffure faite par les garçons avant leur initiation.  - Le bopa lilo : c’est une coiffure faite par les garçons après leur initiation.  - D'autres coiffures sont liées aux noms de personnes comme Oumou et Modibo. Ces coiffures sont appliquées sur la tête  des adolescents dès qu’ils commencent  à marcher et prennent fin dès leur initiation.   LES BALAFRES EIles avaient une valeur capitale. Un signe identitaire qui permettait aux hommes de se reconnaître entre eux  EIles sont faites un  à deux mois après la naissance  à l’aide d’un canif. (SIRIFE)  Il existe :  - le TAMA-FARA-WORO (six longues balafres ; trois de chaque coté du visage)  - le TUGU-FARO  est une balafre appliquée sur le bras.  - le DIAWARA-TELO (idem que le TAMA-FARA-WORO mais plus petites)  Ces pratiques, jadis populaires au KHASSO, tendent à disparaître à cause de la modernité.   LES TATOUAGES Ils sont faits en général par les femmes à différents stades : à bas âge et plus tard après leur initiation. Au Khasso, on fait les tatouages à l’aide des épines d’accasias (SAYE NGANI-O) ou des aiguilles (MESINDO). Il consiste à faire  saigner la peau pour y appliquer la poudre de charbon mélangée à l’huile de karité. La plaie ainsi cicatrisée laisse une tache noire  et indélébile. Après l’initiation, les jeunes filles par groupe d'âge se déplacent d'un village à l'autre où il y a une cordonnière (GARANKE-MUSO)  pour se faire tatouer, certaines amènent des pagnes d'autres de l'argent ou même souvent promettent à la cordonnière un animal si leur tatouage réussisse. Pour leur guérrison, les filles doivent rester en convalescence pendant une semaine. Durant cette période, elles ne doivent pas se laisser voir par les hommes au risque que l’opération échoue. En voici quelques exemples : FODA SOKO : Tatouages allant du front jusqu’au bout du néz.  DAGOULOU-SOKO : Tatouage de la lèvre inférieure.  TIMI-SOKO : Tatouage de la gencive.  On rencontre aussi d’autre tatouage tel que la pose du hénné (DIABE-LA).    .  Les tatouages au henné sont toujours fréquents et plus mis en évidence à l'approche des fêtes. Pendant la saison des récoltes, les jeunes garçons posent eux aussi le henné. Ils l’appliquent à leur annulaire gauche (TEMATO  BULU XONON DIN ON) au cours des causeries avec les jeunes filles.  LES PERSONNALITES KHASSONKES Samballa Illo Diallo : Colonel de Gendarmerie et Directeur Général de la Gendarmerie Nationale du Mali, fils de Fincoura Samballa  Diallo de Makadégné (Ouridiadiéya), arrière petit fils de Dioukha Samballa roi du Khasso Dembaya (Médine). Etudes primaires à  Kayes dans les écoles suivantes :  1958 à 1962, Ecole Liberté de 1962 à 1964, Ecole Dakar Niger (D.N.) de 1964 à 1967 admis en  D.E.F. Etudes secondaires: Tombouctou Lycée Français - Arabe de 1967 à 1970, Bamako Lycée Askia Mohamed 1970 à 1971  admis Baccalauréat 2è partie. Etudes supérieures :  Bamako : Ecole Normale Supérieure, admis Maîtrise en Psychopédagogie.  Etudes Militaires :  Août 1975 Ecole Militaire Interarmes de Kati (E.M.I.A.) Janvier 1976 Ecole Nationale de Police Bamako. 1977  admis en Gendarmerie. Diverses formations militaires au Mali et en France jusqu'au niveau du prestigieux collège Interarmées de  Défense à L'école Militaire de Paris 7ème France. Nommée Directeur Général de la Gendarmerie Nationale du Mali en avril 2005.  Vie associative :  Secrétaire Général de l'Association pour le Développement du Cercle de Kayes (A.D.C.K.) à Bamako. Secrétaire  Général et fondateur de l'Association pour le Développement de la Commune Rurale de Diamou (A.D.C.R..D) à Bamako; Membre  de droit de cette association au Bourget (France).  Cissoko Sékéné Mody : Historien khassonké originaire de Dinguira (Logo), tout près de Kayes, Fondateur du lycée Check Anta  Diop à Bamako,  qui a publié le  khasso face à l’Empire toucouleur et à la France dans le haut-sénégal,1858-1890. Paris 1988-  Tombouctou et l’Empire Songhaï - La vie africaine source de progrès et de modernité (essai 1985).  Mamadou Konaté : Homme politique khassonké, originaire de Sangha, commune du nord-est de Diallan. Fondateur du "Bloc  Soudanais" qui deviendra  l’USRDA le 22 octobre 1946 (Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain) dont il sera  le président. C’était un homme respecté, intellectuellement intègre et d’une grande sagesse. Moussa Konaté : Professeur de littérature, puis écrivain éditeur et codirecteur du festival Etonnants voyageurs de Bamako au Mali.  Publications: Khasso,  1999, un appel de nuit,2004...  Oumar Cissé : professeur de linguistique à la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines ( FLASH), Université de  Bamako. Il a présenté un mémoire de DEA en Sciences du langage intitulé " Etude grammaticale du système nominal et du  système verbal du Xaasonga " ( parler manding du Mali ". Il est aussi chargé des cours de linguistique générale et de linguistique  appliquée aux langues nationales khassonké et bambara à la FLASH. Il a organisé beaucoup de séminaires et ateliers sur le  khassonké. Il est l'auteur d'un livret de contes khassonké intitulé " Bunya nin kewuya nte kilin "  Samballa Sissoko : originaire de Koumakari Commune de Tomora Fut contrôleur général d'état de la République du Mali pendant  plus de 10 ans. Amadou Sissoko : chef du village de Foucara. Ex cadre du chemin de fer de Dakar–Niger, est une personnalité importante dans la  connaissance du Khasso, Si vous disposez d’informations concernant les personnalités khassonkés, veuillez nous les communiquer par courrier ou en  cliquant  ICI  SITUATION GEOGRAPHIQUE Le Khasso fait partie de l'ensemble des ethnies manding. Ces ethnies sont reparties entre la Guinée, le Mali, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Sénégal, la Siéra Leone, la Guinée-Bissau... Au nombre de 317 ethnies, le Khasso en est la dernière avoir eu le jour. Hybride en quelque sorte, il est issu du croisement Peul du coté paternel et Malinké du coté maternel. On ne rencontre le Khassonké qu'au Mali et plus précisément dans deux cercles: Bafoulabé et Kayes est en très faible minorité 20 à 25 % de la population de ces cercles. Situé entre les 13° 25' et le 14°50' de latitude Nord, les 10°25' et 11° 30' de longitude Ouest. En partie sur les deux rives du fleuve Sénégal sur une longueur environ de 120 km. · - Le Khasso nord : Séro, Gopéla, Alimamya, Diadiéya, Nomokhola, Diakhitéla, Tomora, Khontéla, Sanηa, Sokhonala, Diayi, Fansané, Wouri-Diadiéya, Sidibéla etc. · - Le Khasso sud : est situé sur la rive gauche, tardivement occupé par les Khassonkés: il est composé de Dembaya, Logo, Niatiaga, Guimbaya, etc. Avec une population totale de 127 300 habitants en 1991, on trouve aujourd’hui les Khassonkés au Mali (120 000 habitants), au Sénégal (7 260 habitants), et en Gambie. Le Khasso se situe entre des différentes Ethnies qui sont les Sarakolé de Diakon ( Soroma ) au Nord, le Guidimakan au Nord-Est, Diallanké Sud-Est, le Diafounou au Nord-Ouest, le Barinta et le Niambiya à l'Est et enfin au Sud-Ouest les Libertés c'est à dire les Ouassoulounké qui sont venus s'installer au moment de la guerre de Samory. Les trois plus grandes villes Khassonkés sont : Kayes, Bafoulabé et Mahina et les gros villages sont : Diamou, Lontou, Soubala, Oussoubidiagna, Sawarané, Sabouciré... LES KHASSONKES